Dans le cadre de ses activités mensuelles dédiées à la promotion de la culture des droits humains via le cinéma, l’ARMCDH programme pour ses « Je dis Cinéma et Droits de l’Homme » pour le mois de Novembre 2018, le film documentaire « DU PAIN ET DES ANGES », du réalisateur marocain Rachid BIYI. Les projections seront suivies de débat aux dates suivantes :

– Mardi 27 Novembre: Rabat Cinéma Renaissance: 18h30
– Vendredi 30 Novembre: Casablanca: 18h30 au centre culturel les étoiles
– Mardi 4 Décembre: Rabat Cinema Renaissance: 20h00 redif.
– Jeudi 6 Décembre: Tanger: 18h30 à la cinémathèque de Tanger
– Jeudi 6 Décembre: Zagora: 18h30 au complexe culturel Zagora
– Samedi 11 Décembre à Agadir : 18h30 au cinéma Rialto

 » DU PAIN ET DES ANGES « : Casablanca. À l’angle de deux avenues, de grands murs blancs intriguent. Les gens du quartier ignorent pour la plupart que ces murs cachent un cimetière d’un genre unique: il commémore la mémoire des victimes de la révolte du pain de juin 1981, quand des centaines d’innocents furent massacrés par des militaires. Avant que des pelleteuses, quelques années plus tôt, découvrent là des corps entassés, le terrain servait aux enfants du quartier à jouer au foot. Les corps des victimes tuées par les militaires avaient été arrachés à leurs familles puis enterrés dans une fosse commune – et personne n’a su exactement où.

Pendant des années, le silence était total : personne ne devait parler de ces morts sans sépulture. Leurs familles désespéraient de disposer, un jour, d’un lieu où les pleurer. Au début des années 2000, alors que débute un nouveau règne au Maroc, on cherche à solder les comptes des années de plomb. De nombreux prisonniers politiques sont libérés et les familles de victimes sont invitées à témoigner. En commémoration des victimes de 1981, l’Instance Equité et Réconciliation (l’IER), nommée par le Roi, décide, en 2010, de la construction d’un cimetière pour ces victimes. Mais les familles, s’estimant flouées par les compensations insuffisantes qui leur ont été accordées, décident de ne pas se rendre au cimetière tant que leurs revendications n’auront pas été satisfaites.

La programmation de l’ARMCDH est organisée avec l’appui financier de l’ Union européenne au Maroc et de l’ambassade des Pays-Bas au Maroc, et avec la coopération du Centre Cinématographique Marocain (CCM), le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), le Centre Culturel Les étoiles de Sidi Moumen, la Fondation Hiba, Cinéma Renaissance, Connect Institute, l’association Tamakoun, la Cinémathèque de Tanger, la Fondation Cinémana, l’Association Zagora du film transsaharien, Prestige world, MT prod, et le magazine Sortir mag.

Il convient de rappeler que l’ARMCDH organise plusieurs événements par an : les Je dis cinéma et droits de l’Homme (JCDH) et les Matinées Enfants (tous les mois à, Rabat, Casablanca, Tanger, Zagora, et Agadir), la Master class du cinéma et des droits de l’Homme (trimestrielle), la nuit du court métrage des droits humains ainsi que la Nuit Blanche du cinéma et des droits de l’Homme.

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