Il n’y a rien de plus gratifiant pour un pays que de voir sa jeunesse, mue par une volonté d’accomplissement, un désir de création. C’est sans surprise, que de jeunes réalisateurs Marocains, caméra à l’épaule, ont décidé de raconter, de nous révéler leurs histoires : Des films narrés, des films sur des situations réelles, des films retraçant notre histoire, dévoilant nos valeurs, notre citoyenneté, nos différences , des films exposant notre identité plurielle. En moins d’une décennie donc, le film marocain à travers la réalisation de documentaires, renaît. Les écoles de cinéma ouvrent leurs portes, de nouveaux festivals émergent, les chaînes de télévision diffusent désormais ce genre cinématographique, que nous appelons le cinéma du peuple, à une heure de grande écoute. Dans cette frénésie autour du documentaire, cette prise de conscience d’un cinéma plus que jamais marocain, sous toutes ses formes, un groupe de jeunes femmes portant un intérêt manifeste pour la culture et les droits humains, se lancent avec passion dans la ritualisation des jeudis du Cinéma et  des droits de l’Homme. Films du monde entier, débats, ateliers d’écriture, master classes, en plus d’une activité mensuelle chaque dernier jeudi du mois au cœur de Rabat, au sein du mythique Cinéma 7ème Art, sont des invitations ouvertes à des spectateurs d’horizons divers, à revivifier le cinéma, dans toutes sa portée humaine, sociale et culturelle. Avec ardeur, curiosité et persévérance, ces «Pétroleuses» de la culture contribuent, avec le peu de moyens dont elles disposent, à la promotion de la culture des droits de l’homme au Maroc.